
Chantier sur la démocratie et la Charte montréalaise des droits et responsabilités
Dans la foulée de la création de la nouvelle Ville de Montréal et du Sommet de Montréal (2002), tout un chantier autour de la démocratie municipale s’est mis en branle. Dimitri Roussopoulos, fondateur de la Société de développement communautaire de Montréal (SODECM, l’organisation à l’origine du CEUM), a pris un rôle actif comme chef de délégation du Chantier sur la démocratie au Sommet de Montréal et par la suite comme président du Chantier sur la démocratie (2002-2014) institué par la Ville de Montréal.
Fruit de ce chantier, la Charte montréalaise des droits et responsabilités a été développée par et pour les citoyens et citoyennes dans le but d’affirmer l’importance de la vie démocratique et de la participation citoyenne. Adopté au conseil de Ville en 2005, c’est le premier document de ce genre en Amérique du Nord. Cette charte a notamment occasionné la désignation d’un ombudsman et la mise en place d’un droit d’initiative, qui permet à tout un chacun de demander une consultation publique sur un sujet particulier.
Humain
Plus de 80 % de la population canadienne habite en milieu urbain ; la ville est ainsi l’écosystème principal de l’être humain et au cœur de ses interactions avec son environnement. Pourtant, le développement des villes s’est fait trop souvent au détriment des conditions de vie de la population humaine et de son environnement. Pour construire des villes résilientes, capables de relever les grands défis environnementaux et sociaux, le Centre d’écologie urbaine de Montréal croit fermement qu’il est nécessaire de recentrer l’aménagement des villes sur les personnes qui y vivent. Plus encore, il s’agit de créer les conditions pour la pleine participation des résidents et résidentes des villes à la réalisation de milieux de vie conçus par et pour l’être humain et en mesure de se régénérer sur le long terme.